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	<title>Un Autre Regard</title>
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	<description>Actualité - Réflexion - Authenticité</description>
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		<title>Avis de décès</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 14:01:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathan Boniffe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Europe est morte. Quand ? Les avis divergent. Dans une interview vidéo (1), Michel Onfray penche pour le début du siècle dernier, à l’occasion de la grande guerre. Ce n’est pas idiot. On a mis un peu de temps à s’en apercevoir, voilà tout. D’ailleurs, tous ne le savent pas. Nos braves technocrates bruxellois ne veulent pas [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>L’Europe est morte. Quand ? Les avis divergent. Dans une interview vidéo (1), Michel Onfray penche pour le début du siècle dernier, à l’occasion de la grande guerre. Ce n’est pas idiot. On a mis un peu de temps à s’en apercevoir, voilà tout. D’ailleurs, tous ne le savent pas. Nos braves technocrates bruxellois ne veulent pas se rendre à l’évidence et malgré un petit siècle d’arrêt cardiaque ils s’obstinent à vouloir réanimer un cadavre. Ils tentent, par leurs constructions artificielles, de donner un second souffle au vieux continent. Mais ne nous y trompons pas. Les soubresauts qui parcourent encore son échine ne sont rien d’autre que les effets combinés du défibrillateur et de l’assistance respiratoire. L’incroyable quantité d’énergie qu’ils déploient pour ce qu’ils appellent – avec une prétention inouïe – la <i>construction</i> européenne est d’ailleurs le signe le plus manifeste de la vanité de l’entreprise. Nul besoin de construire quelque chose qui est bien vivant…</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p>L’Europe est morte, mais quelles sont les causes de sa mort ? Le nihilisme ? Le technicisme ? Le marxisme ? Le capitalisme sauvage ? Sans doute un peu de tout cela à la fois. Il est d’ailleurs frappant de voir à quel point la loi sur le mariage pour tous concentre les effets de ces quatre idéologies, pour ne nommer que celles-là. Dévaluation des valeurs, réduction de l’homme à un matériau de laboratoire, destruction de la famille (2), ouverture de nouveaux marchés (GPA) à tout prix…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est clair que l’examen de chacun de ces courants constitue une clé d’analyse extrêmement efficace pour comprendre les causes du déclin européen. Néanmoins je pense qu’il est possible de tout ramener à une posture idéologique plus fondamentale. Celle qui fait de l’homme un être sans Dieu. A ce compte, sans préjuger de la date de décès de l’Europe, on pourrait néanmoins donner l’année 1486 comme premier symptôme du cancer qui la tua. Cette année fut rédigé <i>l’Oratio de hominis dignitate</i> – le discours sur la dignité humaine – par Jean Pic de la Mirandole. Dans cet ouvrage qui peut être considéré comme un des piliers de l’humanisme naissant, l’homme est défini comme « créateur de lui-même ».</p>
<p>Et c’est exactement ce qui préside aux idéologies actuelles, tout particulièrement celle qui entend faire du genre une réalité non seulement distincte, mais encore totalement indépendante du sexe. Si le donné biologique ne correspond pas au choix de l’individu, celui-ci doit pouvoir le changer – et en plus c’est remboursé (3). Privé de toute référence transcendante, l’homme n’est plus déterminé que par lui-même, il devient la mesure de toute chose. Quelles limites pourrait-il fixer à ses désirs ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bref, l’Europe est morte de s’être privé de Dieu, du Dieu chrétien naturellement. Je le reconnais, le constat n’est pas nouveau. Mais peut-être devrions-nous y penser un peu plus avant d’essayer de défendre nos points de vue par le seul recours à des <i>arguments-laïcs-et-non-confessionnels</i>. Bien sûr, comprendre que permettre l’adoption par des homosexuels est absurde ne relève que du bon sens, pas de la foi. De même pour l’avortement (qui est autrement plus grave !), et de même pour… l’existence de Dieu. Mais avec la pauvreté intellectuelle du monde contemporain, ce genre d’argument a-t-il une réelle portée ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque l’Eglise proclame qu’il existe une loi morale naturelle, elle signifie qu’il existe des vérités sur l’homme qui sont accessibles par la raison seule (et non qu’il faille déduire une morale de l’observation des plantes et des animaux). Mais l’Eglise proclame également que la corruption du péché – renforcée par quelques siècles de déchristianisation – fait que nos consciences sont obscurcies. Or la foi est le remède le plus efficace à cet obscurcissement (4). Et à mon avis cet obscurcissement est tel que ceux qui s’évertuent à penser que la loi morale naturelle peut être défendue par la seule puissance des <i>arguments-laïcs-et-non-confessionnels</i> ressemblent furieusement à ces gentils technocrates bruxellois. Autant mettre un macchabé sous perfusion.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’Europe est morte, la civilisation européenne est morte. La réanimation, qu’elle soit politique ou philosophique, ne fonctionnera plus.</p>
<p>Un seul espoir, la résurrection. Un seul moyen, l’annonce <i>explicite</i> de l’Evangile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p>1. Voir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=eWW_2V5DdHk">l’interview</a> réalisée par Jean Cornil, à partir de 5 min 43 pour le sujet qui nous intéresse.</p>
</div>
<div>
<p>2. L’expérience m’a prouvé qu’il n’était jamais inutile de <a href="http://www.itinerarium.fr/quand-karl-marx-voulait-deja-detruire-la-famille/">rappeler</a> que l’abolition de la famille est l’un des objectifs principaux des communistes.</p>
<p>3. Le dernier paragraphe de <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/20/97001-20110720FILWWW00409-un-transsexuel-fait-condamner-la-cpam.php">cet article</a> est particulièrement clair.</p>
</div>
<div>
<p>4. Sur ce sujet important voir cette <a href="http://www.chemere.org/telechargement/nouvelles/editoprintemps2004.pdf">excellente feuille</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
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		<title>Mariage gay : du combat de la rue au combat spirituel</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 13:55:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vianney Repain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;heure est grave. Le &#171;&#160;mariage pour tous&#160;&#187; a été adopté au parlement, nos gouvernants se montrant sourds aux milliers d&#8217;opposants qui manifestent dans la rue depuis près de six mois. Cela irrite. Les passions se déchaînent sur le web. Mais le vrai combat se situe-t-il ici ? &#160; Les réseaux sociaux exacerbent les passions. Combien [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><i>L&rsquo;heure est grave. Le &laquo;&nbsp;mariage pour tous&nbsp;&raquo; a été adopté au parlement, nos gouvernants se montrant sourds aux milliers d&rsquo;opposants qui manifestent dans la rue depuis près de six mois. Cela irrite. Les passions se déchaînent sur le web. Mais le vrai combat se situe-t-il ici ?</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les réseaux sociaux exacerbent les passions. Combien de fois me suis-je emporté ces dernières semaines à la vue de mille et un posts sur le &laquo;&nbsp;mariage pour tous&nbsp;&raquo; ? Facebook, Twitter, Youtube, les blogs&#8230; autant de média qui m&rsquo;ont certes permis de m&rsquo;instruire sur cette affaire mais qui m&rsquo;ont également emporté dans une vague impétueuse de colère, de mépris voire de haine vis-à-vis de mes détracteurs. N&rsquo;ai-je pas eu envie d&rsquo;en découdre avec les CRS, si bêtes fussent leurs ordres ? N&rsquo;ai-je pas été emporté par cet élan spontané et généreux quoique irraisonné de donner ma vie jusqu&rsquo;à la dernière goutte de sang pour sauver mon pays, ma patrie ?</p>
<p>Ah, j&rsquo;aimerais bien qu&rsquo;Hollande m&rsquo;écoute. Qu&rsquo;il fasse marche arrière. Qu&rsquo;il demande à Ayrault de remanier le gouvernement, qu&rsquo;il dissolve l&rsquo;Assemblée Nationale, qu&rsquo;il démissionne. Hélas, ça n&rsquo;est pas si simple. Hélas, la rue, et encore moins les réseaux sociaux, ne font vivre à eux seuls la démocratie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Range ton épée&nbsp;&raquo;</b></p>
<p>Où est le vrai combat ? Peut-être d&rsquo;abord sur la montagne, en hauteur, seul, vraiment seul. Sans mon smartphone, ma tablette ou mon PC. Sans mes amis et ma famille, sans toutes les discussions incessantes sur le mariage gay qui les accompagnent. Seul.</p>
<p>A l&rsquo;image du Christ, qui gravissait les collines et les monts de la Terre promise pour s&rsquo;entretenir en silence avec son Père.</p>
<p>Oui j&rsquo;avoue, je me sens bien dans la peau de l&rsquo;apôtre Pierre, qui dégaine son épée et tranche l&rsquo;oreille du serviteur du Grand Prêtre pour défendre son maître. &laquo;&nbsp;Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je ne peux pas boire la coupe que mon Père m&rsquo;a donnée ?&nbsp;&raquo;, lui rétorque pourtant Jésus sans s&rsquo;emporter (Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean, 18,11).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un appel au désespoir ? </b></p>
<p>Parfois, je me retrouve également chez tous ces pharisiens qui s&rsquo;étaient forgés l&rsquo;image d&rsquo;un messie tout-puissant venu sauver le peuple élu du joug romain et s&rsquo;installer à jamais sur le trône de David à la place de l&rsquo;Empereur. &laquo;&nbsp;Ma royauté n&rsquo;est pas de ce monde&nbsp;&raquo;, disait pourtant Jésus à Pilate (Jean 18, 36).</p>
<p>Je me reconnais aussi dans la figure des apôtres qui, désespérés, ont abandonné Jésus quelques heures avant sa crucifixion, chacun repensant à reprendre les affaires comme auparavant, avant ces trois dernières années de parenthèse avec celui qu&rsquo;ils croyaient être le messie. Un seul est pourtant resté au pied de la croix, dans les bras de la Vierge Marie. Ont-ils crié leur haine alors qu&rsquo;un glaive leur transperçait le cœur ? Se sont-ils jetés sur la croix pour libérer le Christ ? L&rsquo;ont-ils défié de &laquo;&nbsp;se sauver lui-même et eux avec lui&nbsp;&raquo; (Luc 23,39) ? Non. Ils sont restés debout, silencieux, contemplant celui qui &laquo;&nbsp;rend témoignage à la vérité&nbsp;&raquo; (Jean 18, 37).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Vivent les veilleurs </b></p>
<p>Là est aussi ma place. Tel &laquo;&nbsp;un veilleur qui guette l&rsquo;aurore&nbsp;&raquo; (Psaume 129). &laquo;&nbsp;Priez pour ne pas entrer en tentation&nbsp;&raquo; (Luc 22,40). Le veilleur ne fait pas que veiller pacifiquement sur une pelouse, une bougie à la main. Il guette aussi l&rsquo;aurore sans être tenté par l&rsquo;abattement, la provocation ou la haine. &laquo;&nbsp;Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu&rsquo;ils font&nbsp;&raquo; (Luc 23,34). Le veilleur attend ce jour où la pierre du tombeau aura été roulée. Il espère. Non pas des jours meilleurs, à se tourner les pouces en attendant. Il espère le salut ici et maintenant en église. &laquo;&nbsp;Là où deux ou trois se réunissent en mon nom, je suis au milieu d&rsquo;eux&nbsp;&raquo; (Matthieu 18,20).</p>
<p>Oui, je ne lâcherai rien. Pas dans la posture de l&rsquo;apôtre Pierre, des autres apôtres ou des pharisiens. Je continuerai mon combat dans la peau du veilleur au Golgotha, chez moi, dans la rue ou sur le web, avec toute l&rsquo;Eglise du ciel et de la terre, jusqu&rsquo;à ce que se lève l&rsquo;aurore de la Résurrection. Là et seulement là, bien que blessé et transpercé, mon cœur goûtera une paix indicible, loin des passions qui se déchaînent sur les réseaux sociaux mais au cœur de la Passion du Christ, la seule qui mérite d&rsquo;y communier.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Frigide, je t&#8217;aime</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 15:32:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Mouche du Coche</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Mais il vient toujours une heure dans l’Histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort. L’instituteur le sait bien. Et la question n’est pas de savoir quelle est la récompense ou la punition qui attend ce raisonnement. La question est de savoir si deux et deux, oui [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><i>« Mais il vient toujours une heure dans l’Histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort. L’instituteur le sait bien. Et la question n’est pas de savoir quelle est la récompense ou la punition qui attend ce raisonnement. La question est de savoir si deux et deux, oui ou non, font quatre ». </i>Albert Camus, La peste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A l’heure où certains se piquent d’une certaine et facile frigidophobie, Frigide, aujourd’hui, je veux te le dire : je t’aime !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je t’aime parce que tu dis ce que je pense sans avoir le look des paroissiennes du XVIème, je t’aime parce que parfois tu dis n’importe quoi avec un enthousiasme qui me donne envie de te suivre, je t’aime parce que, à la tête d’une foule de plusieurs centaines de milliers (peu importe combien) de Français déjà bien chauds pour en découdre, tu préfères risquer la dégradation de ton image par ton mouvement plutôt que de pousser la foule à plus de débordements, je t’aime parce que tu appelles au respect de la loi quand certains voudraient défendre la démocratie en la violant, je t’aime parce que tu appelles à l’action pacifique quand d’autres voudraient relancer les pavés d’un mai 68 que pourtant ils abhorrent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bref, je t’aime parce que sans toi on n’en serait jamais arrivé là.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors, c’est sûr, on se demande un peu vers quoi on va maintenant. C’est sûr que spontanément, je suis plutôt partant pour une bonne baston, moi aussi je veux goûter du spray qui pique, moi aussi je veux mon nez cassé en photo sur le Salon Beige, moi aussi j’aimerais marcher sur l’Elysée en contournant les cordons de CRS ! Il faut admettre que c’est exaspérant ce gouvernement qui prend l’eau de partout mais qui reste monolithique sur le seul sujet où on gueule vraiment. Et c’est vrai aussi que je regrette presque d’avoir déjà jeté ma télé tant les médias semblent vendus à la cause gaystrémiste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>T’es barjot pour de bon Frigide, du coup j’ai envie de continuer à te faire confiance, plutôt qu’aux intello-stratèges auto-proclamés qui forment aujourd’hui le (petit) gros de tes accusateurs, tous maîtres ès division alors que l’unité est de mise dans ce genre de combat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tiens bon Frigide, t’es dans le vrai ! Et je ne suis pas le seul à le penser (likez ce billet si vous êtes d’accord !). T’as raison de tenir les foules dans la paix, parce que toi t’as lu l’Evangile, t’étais à la messe des Rameaux le matin du 24 mars et ça t’a pas échappé que c’est la même foule qui acclamait Jésus pour mieux le condamner 5 jours après, que c’est bête et malléable une foule. Et je sais bien moi que t’as lu la Passion et que c’est étonnant que Jésus dise qu’il est venu rendre témoignage à la vérité. La même dont Camus parle, celle de deux et deux font quatre. Tu sais bien toi, ce qui s’est passé ensuite, la punition de mort.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais si les choses avaient été autrement, si Pierre et les autres avaient buté Judas, si la foule de Jérusalem s’était rebellée, alors pas de croix, pas de mort, pas de résurrection, du coup pas de Salut…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors peut-être comme le dit Camus, il sera un jour puni de mort de dire que deux et deux font quatre, d’affirmer que pour former un couple et avoir des enfants il faut un père et une mère. Peut-être que je mourrai pour ça, pour la vérité. Mais ce jour-là, je m’y engage, la violence et l’illégalité viendront de mes bourreaux, pas de moi ! Et la victoire de la vérité sera là plus certaine que si j’avais balancé des pavés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Résurrection, pas l’insurrection !</p>
<p>La Mouche du Coche, Frigidaire<br />
<em>Rédacteur pour l&rsquo;OSP</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>De Benoît XVI au Pape François : non, il n’y a pas « rupture »</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Domitille Bertrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit XVI]]></category>
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		<category><![CDATA[Pape François]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a quinze jours, le cardinal Jorge Maria Borgoglio était élu pape à la suite de Benoit XVI. Une surprise pour tous les média, qui s’ils avaient d’ores et déjà choisi leur(s) favori(s) se sont tout de même rapidement penchés sur une biographie du nouveau souverain pontife, afin de le nommer dans la foulée [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a quinze jours, le cardinal Jorge Maria Borgoglio était élu pape à la suite de Benoit XVI. Une surprise pour tous les média, qui s’ils avaient d’ores et déjà choisi leur(s) favori(s) se sont tout de même rapidement penchés sur une biographie du nouveau souverain pontife, afin de le nommer dans la foulée « Pape de la rupture ». Seulement, à trop vouloir s’attacher à la forme, on en oublie l’essentiel : le fond. Et les premiers pas du pape François montrent clairement sa volonté de suivre le chemin tracé par Benoit XVI, et par d’autres papes avant eux : la route du Christ. Sur laquelle il n’est pas de rupture…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De ce que l’on sait du pape François, depuis sa « récente célébrité » sur la scène mondiale, trois choses sont marquantes : une personnalité humble mais forte et tournée vers les plus pauvres, une vie centrée sur le Christ en s’appuyant sur l’Eglise, afin de retrouver la vraie charité par laquelle le Christ règne, et un désir profond de dialogue avec les autres religions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Deux personnalités, un même message</strong><br />
De sa personne, ces traits de caractère, confirmés par toutes les personnes qui le côtoient depuis 76 ans : le pape est humble, simple et profondément tourné vers les plus nécessiteux. Sa devise, « miserando atque eligendo », « choisi parce que pardonné », est comme un premier phare : Dieu est Amour, Dieu est miséricorde. « Le message de Jésus est celui-ci : la miséricorde. Pour moi, je le dis humblement, c’est le message le plus fort du Seigneur : la miséricorde ! » soulignait le souverain pontife dans sa première homélie de dimanche, le 17 mars dernier. Jean Paul II avait institué le dimanche de la Miséricorde, Benoit XVI donnait moins d’un an après son élection (décembre 2005) l’encyclique Deus Caritas Est… L’Amour, le cœur même du message de l’Eglise. Et le pape François comme ses prédécesseurs a tenu à le rappeler, afin de pouvoir s’appuyer sur cette charité et cette miséricorde divine pour aller plus loin, toujours au plus près du Christ, Chemin, Vérité et Vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Deux pasteurs, un seul Christ</strong><br />
Les premières paroles du nouvel évêque de Rome ont été pour rappeler au peuple chrétien de remettre le Christ au centre de chaque vie, afin de se recentrer sur l’essentiel. « Je voudrais que tous, […], nous ayons le courage, […] de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur ; […] et de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié. Et ainsi l’Église ira de l’avant. » (Jeudi 14 mars, homélie devant les cardinaux). N’est-il pas, en disant cela le lendemain à peine de son élection, dans la continuité directe de l’auteur de la trilogie consacrée à la vie de Jésus et qui, contemplant la Croix écrivait : « C&rsquo;est seulement par la foi au Crucifié en Celui qui est privé de tout pouvoir terrestre et est ainsi élevé, qu&rsquo;apparaît la nouvelle communauté, la nouvelle manière par laquelle Dieu domine le monde.»</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Deux messagers, une seule vérité</strong><br />
Benoit XVI a œuvré tout au long de son pontificat pour l’unité des chrétiens avant tout, mais également, dans les pas de Jean Paul II, pour améliorer dans la vérité le dialogue avec les autres religions. « Soyez des chercheurs d&rsquo;Absolu et des chercheurs de Dieu, même vous pour qui Dieu est le Dieu Inconnu. Et que Celui-ci, qui aime chacun et chacune d&rsquo;entre vous, vous bénisse et vous garde. Il compte sur vous pour prendre soin des autres et de l&rsquo;avenir, et vous pouvez compter sur Lui ! » s’exclamait-il sur le Parvis des Gentils le 25 mars 2011. Parce qu’il a su, tout au long de son ministère, entretenir de solides liens avec tous les acteurs religieux, de nombreux représentants des autres religions sont venus assister à la messe d’inauguration de son successeur. Et, là encore, le pape François reprend vaillamment le flambeau de l’Espérance, et a déjà déclaré vouloir intensifier le dialogue avec l&rsquo;islam, la communauté juive et les non-croyants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>De l’homme de réflexion à l’homme de terrain</strong><br />
Le cardinal Bergoglio a vécu au plus près de la pauvreté, dans les favelas de Buenos Aires, et a très rapidement axé son pontificat vers cette « Eglise des pauvres ». C’est parce que Benoit XVI, « pape intellectuel et théologien » a su nourrir en profondeur la réflexion que son successeur peut désormais insister sur sa pratique : comme toute maladie, le relativisme des sociétés occidentales devait être nommé et étudié pour être combattu, et c’est certainement la foi des plus pauvres qui participera à le vaincre. Lors des derniers JMJ de Madrid en 2011, Benoit XVI a exhorté les jeunes : « Que l’Église trouve en vous et en votre jeunesse les missionnaires joyeux de la Bonne Nouvelle ! » Missionnaire joyeux de la Bonne Nouvelle, un nom tout trouvé pour notre pape François.</p>
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		<title>La Nausée</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 19:28:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vianney Repain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[J’ai la nausée. Vous savez, cette envie irrépressible de vomir.Comme lorsqu’on est agressé par les odeurs nauséabondes d’une flaque jaunâtre et consistante laissant apparaître les restes à moitié digérés du dîner. Comme lorsqu’on met ses deux doigts bien au fond de la gorge pour recracher son repas. Comme lorsqu’on se retrouve à genoux en sueur, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>J’ai la nausée.</strong>
<p>Vous savez, cette envie irrépressible de vomir.<br/>Comme lorsqu’on est agressé par les odeurs nauséabondes d’une flaque jaunâtre et consistante laissant apparaître les restes à moitié digérés du dîner.</p>
<p>Comme lorsqu’on met ses deux doigts bien au fond de la gorge pour recracher son repas.</p>
<p>Comme lorsqu’on se retrouve à genoux en sueur, les mains cramponnés à la cuvette des toilettes, prêt à cracher sa bile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>J’ai la nausée.</strong></p>
<p>Vous savez, cette sensation de dégoût insoutenable, ce sentiment de profonde répugnance.</p>
<p>Comme lorsque les forces de l’ordre gazent des enfants « échappant aux organisateurs » et encartés dans « des groupes d’extrême droite » bien entendu.</p>
<p>Comme lorsque des familles rassemblées dans le calme se font passer pour des fascistes révolutionnaires, des jeunes par centaines de milliers pour des « jupes plissées et serre-tête » réactionnaires.</p>
<p>Comme lorsqu’on prend 1,4 millions de personnes ou même 300 000, excusez du peu, pour une « poignée d’individus ».</p>
<p>Comme lorsqu’on est sourd à ce point aux revendications de millions de familles de la France profonde s’étant levées un dimanche à 3h du matin pour regagner leurs pénates parfois 24h plus tard, quelques heures à peine avant de reprendre le chemin de l’école.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>J’ai la nausée.</strong></p>
<p>Vous savez, ce fameux livre de Jean-Paul Sartre.</p>
<p>« Je n’avais pas le droit d’exister », écrivait-il. « J’étais apparu par hasard. J’existais comme une pierre, une plante, un microbe. »</p>
<p>Si nous étions des pierres, nous serions alors des pierres vivantes que personne ne pourrait plus jamais chambouler.</p>
<p>Si nous étions des plantes, nous serions des plantes voraces qui ne cesseraient jamais de défendre la famille, le couple, les enfants et la démocratie.</p>
<p>Si nous étions des microbes, nous serions alors des microbes tenaces qui ne laisseraient plus jamais tranquilles leurs adversaires tant qu’ils n’obtiendraient pas gain de cause.</p>
<p>Car après la nausée vient le soulagement, non sans peine. Après l’hiver vient le printemps, non sans un coup de froid tardif. Après les paroles désabusées viennent aussi les paroles d’espérance, même sous la plume de Sartre :</p>
<blockquote><p>&nbsp;</p>
<p><em>« C’est par paresse je suppose que le monde se ressemble d’un jour à l’autre. Aujourd’hui il avait l’air de changer. Et alors, tout, tout pouvait arriver. » (La Nausée, 1938)</em></p>
</blockquote>
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		<title>Habemus Papam Emeritam, Dominum Benedictus XVI</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Mar 2013 14:32:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Delapierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit XVI]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Vatican]]></category>

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		<description><![CDATA[Entretien avec l’Abbé Eric Iborra, prêtre du diocèse de Paris, ordonné en 1989, vicaire à la paroisse Saint Eugène, enseignant au Collège des Bernardins et au Séminaire de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre Quels ont été, pour vous, les grandes dates, les grands évènements de ce pontificat? Prêtre dans une des quatre paroisses dites bi-formaliste [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>Entretien avec l’Abbé Eric Iborra, prêtre <strong>du diocèse de Paris, ordonné en 1989, vicaire à la paroisse Saint Eugène, enseignant au Collège des Bernardins et au Séminaire de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre</strong></i></b></p>
<h3><b>Quels ont été, pour vous, les grandes dates, les grands évènements de ce pontificat?</b></h3>
<p>Prêtre dans une des quatre paroisses dites bi-formaliste de Paris, l’évènement qui nous a sans doute le plus marqué, ma communauté et moi-même, est la publication du <i>motu proprio</i> S<i>ummorum Pontificum</i> de juillet 2007, ayant élargi la possibilité de célébrer les sacrements selon les rites pré-conciliaires. Mais je pense également aux encycliques de Benoit XVI qui ont donné de lui une image assez inattendue ; en effet, les médias parlaient beaucoup de lui comme du « Panzerkardinal », comme d’un homme intransigeant, celui qui tenait les rênes de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du temps de Jean-Paul II et qui avait dû instruire un certain nombre de dossiers concernant des théologiens hétérodoxes. Mais ses encycliques ont rompu avec cette vision en portant sur des thèmes tels que l’union au Christ, la vie selon la charité et l’Esperance. On découvrait soudain un « humble travailleur dans la vigne du seigneur », selon les termes qu’il a employé lui-même le jour de son élection, donnant une image simple et humble. De fait, Benoit XVI est un disciple de Saint Augustin, un saint qui a fait l’expérience de sa faiblesse et de sa pauvreté sans Dieu: il sait que si l’Eglise démissionne de sa « fonction publique », de sa mission au service du tout, c’est le tout qui se défait, s’effrite et s’effondre. En ce sens ses encycliques ont été de très utiles rappels.</p>
<p>L’exaltation de la figure du Saint Curé d’Ars, qui ne savait pas dire deux phrases en latin, aurait pu ainsi paraître étonnante pour un pape aussi intellectuel mais ce choix est très révélateur : Benoit XVI se considère avant tout comme un humble prêtre. Si avec Pie XII et Paul VI nous avions des personnages assez hiératiques, d’allure assez aristocratique, et si avec Jean Paul II nous avions un disciple du Carmel, avec Benoît XVI nous avons un prêtre diocésain, qui certes a été un intellectuel mais qui, avant toute chose, est resté un humble prêtre, un humble croyant.</p>
<p><b>Ses ouvrages sur Jésus illustrent également cette particularité alors qu’il y propose une vision personnelle et non dogmatique, signée sous son double nom de Benoit XVI-Ratzinger.</b></p>
<p>Effectivement et c’est assez déroutant : renoncer à sa charge et rester en quelque sorte auteur privé, c’est loin d’être courant pour un pape.</p>
<p><b>Benoît XVI est un des derniers théologiens à avoir participé aux travaux du Concile, un pape attaché à une liturgie plus classique et qui également favorisé la libéralisation de l’ancienne messe ; mais en même temps, outre sa renonciation, c’est aussi le pape du 1<sup>er</sup> tweet, celui qui a facilité le retour des prêtres anglicans dans l’Eglise en tant que prêtres, ou qui a œuvré pour plus de transparence vis-à-vis des mouvements financiers de l’Eglise ou des abus sexuels ayant eu lieu en son sein. Finalement, est-ce un pape du passé ou un pape du futur</b> ?</p>
<p>Peut être ni l’un ni l’autre ; Benoît XVI est un pape qui est avant tout profondément libre : il n’est pas prisonnier du passé mais il est capable d’en utiliser le meilleur, notamment en termes de continuité liturgique ou en puisant dans la tradition patristique de l’Eglise, sans se sentir contraint par des traditions avec un petit t. Cette liberté s’est également manifestée dans la recherche de l’unité avec les autres confessions chrétiennes, sans se cacher les points de friction ou les désaccords, dans un dialogue en vérité, comme il l’a fait à Erfurt lorsqu’il s’est adressé aux dignitaires luthériens dans le couvent même de Luther en rappelant que le point de départ de Luthéranisme avait été la question de la foi, de la foi qui sauve, et du salut, des thèmes qui sont désormais bien lissés ou qui ont presque disparus du luthéranisme actuel. Comme il l’a fait aussi en vers les orthodoxes, en favorisant un certain dégel des relations, ou en vers certains luthériens et plus particulièrement en vers les anglicans, avec la création d’ordinariats permettant à des clergymen de migrer dans l’Eglise catholique tout en conservant un certain nombre de leurs traditions. Comme il l’a fait encore en vers la frange traditionaliste en permettant une levée des excommunications afin d’amorcer un dialogue en vue de retrouver une pleine communion.</p>
<h3><b>Le prochain pape n’aura sûrement pas participé aux travaux du Concile : une nouvelle ère s’entrouvre-t-elle alors pour l’Eglise ?</b></h3>
<p>Il est vrai que le prochain pape n’aura sans doute pas connu le Concile, ou simplement comme séminariste sans réellement y participer. Peut-être la page du Concile va-t-elle, enfin, être tournée : dans <i>Les principes de la foi catholique</i> Benoît XVI souligne que l’idée de maintien dans une période conciliaire pourrait accréditer la conception d’une foi qui serait toujours à discuter : or le contenu de la foi n’est pas à discuter mais bien à appliquer. Les conciles sont des moments de fractures, au sens grec du terme, mais ils ne doivent pas être le rythme de croisière de la vie de l’Eglise. Il faut d’ailleurs remarquer qu’il est difficile d’avoir une vision distanciée du Concile, comme on peut en avoir vis-à-vis du Concile de Trente ou de Vatican I : les visions oscillent bien souvent entre des critiques continuelles et des plaidoyers continuels.</p>
<h3><b>La renonciation de Benoît XVI a surpris jusqu’à ses plus proches collaborateurs : que vous inspire cette décision ?</b></h3>
<p>Sa liberté est une conséquence directe de son union a Dieu : mais ce n’est pas non plus un cadeau pour son successeur. En effet, jusqu’à présent on entrait dans la charge papale et on y restait jusqu’au bout : les médias avaient beau se déchainer et réclamer la démission du pape quand l’une ou l’autre de ses décisions déplaisait à l’opinion dominante, tradition aidant personne ne croyait la chose possible. Les choses sont quelque peu différentes désormais et il n’est pas impossible que la pression médiatique s’exerce encore plus fortement. Rester dans sa charge jusqu’à la mort demandera au pape une grande liberté.</p>
<h3><b>Cette décision ne fera donc pas jurisprudence ?</b></h3>
<p>J’espère que non. Cela signifierait que le titulaire de la charge n’est totalement libre.</p>
<h3><b>Pensez vous qu’il a malgré tout préparé sa succession ?</b></h3>
<p>Tout pape prépare en quelque sorte sa succession par les nominations des cardinaux qui composeront le conclave. Maintenant est ce que son ombre pèsera sur le prochain conclave ? Peut être davantage que s’il était mort. Mais sans nul doute il laissera les cardinaux libres.</p>
<h3><b>Pensez-vous que l’Affaire Vatileaks, le scandale avec son majordome, ou ses relations avec la Curie ont pu jouer un rôle dans son choix ?</b></h3>
<p>En effet ces évènements ont sans doute dû le secouer ; mais il faut souligner aussi que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est en fait un peu en marge du gouvernement quotidien de l’Eglise ; elle se positionne avant tout sur des questions magistérielles, doctrinales. Ainsi, en 2005, Benoît XVI ne souhaitant vraisemblablement pas être pape, il n’avait pas vraiment développé de réseaux : il est donc probable qu’il a dû être dès le départ assez isolé dans le gouvernement central de l’Eglise ; son secrétaire d’Etat était d’ailleurs son collaborateur de la Doctrine de la Foi ; peut-être s’est il rendu compte qu’il n’avait pas suffisamment de courroies de transmission pour continuer à gouverner l’Eglise avec une santé diminuée. Mais c’est également vis-à-vis de la gestion du pouvoir médiatique, à la réactivité instantanée, qu’il se positionne.</p>
<h3><b>Le prochain pape aura t-il a se prononcer sur le mariage des prêtres, l’ordination des femmes, les femmes cardinales, des thèmes récurrents dans les médias?</b></h3>
<p>Effectivement, il s’agira peut être moins de produire des encycliques que des jugements doctrinaux éclairant la position de l’Eglise sur telle ou telle question ou évolution, ce qui est en fait le gouvernement habituel de l’Eglise. Jean Paul II s’était ainsi opposé à l’ordination des femmes de manière assez claire, dans un acte que nombre de théologiens considèrent comme irréformable, engageant son magistère infaillible même si ne l’avait pas dit aussi clairement. Ce qui clos le débat, même s’il y a toujours des gens qui voudront le rouvrir. Aujourd’hui on appréhende surtout le pape dans sa fonction d’enseignant, à travers ses encycliques, mais ce phénomène est récent et ne date que de Pie IX au milieu du 19<sup>e </sup>siècle, alors que les papes étaient auparavant avant tout des canonistes, des diplomates, des hommes de gouvernement. L’enseignement était réservé aux universités et si le pape jugeait de l’orthodoxie de l’enseignement, ce n’était pas lui directement qui faisait avancer la théologie ou la doctrine.</p>
<h3><b>L’insertion du politique dans la gestion du Vatican, les coteries internes, entre italiens ou non italiens notamment, ne contribuent-ils pas à désacraliser la fonction du pape ?</b></h3>
<p>C’est toute la dimension théandrique du christianisme : l’élément invisible divin s’incarne toujours dans de l’humain, avec pour modèle l’incarnation du Verbe et la structure de l’Eglise qui tout en étant Corps du Christ est également composée d’hommes limités. Cette dimension se retrouve également dans le sacerdoce ou un acte divin se réalise a travers des êtres humains limités : l’action de Dieu qui est Providence, maître de l’Histoire, passe par des choix opérés par des êtres humains ; on dit ainsi parfois un peu facilement que c’est l’Esprit Saint qui choisira le prochain pape. Mais ce pape sera choisi eu égard a la résistance que peuvent mettre les libertés humaines : nous n’aurons donc peut-être pas celui que Dieu aurait voulu mais nous aurons toujours celui qu’Il aura voulu.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>FAITES-MOI RIRE !</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 21:34:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Mouche du Coche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>

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		<description><![CDATA[«Les gens prennent toujours un air sérieux quand ils disent des mensonges. Le sérieux de nos dirigeants, ces derniers temps !» Osamu Dazai dans Soleil Couchant, 1947 &#160; &#160; C’était en 1947 mais nos dirigeants apparaissent toujours aussi sérieux… Le mensonge est partout : de la crise financière contre laquelle tous les gouvernements assurent lutter sans jamais toucher [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>«<em>Les gens prennent toujours un air sérieux quand ils disent des mensonges. Le sérieux de nos dirigeants, ces derniers temps !»</em></p>
<p>Osamu Dazai dans <em>Soleil Couchant</em>, 1947</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’était en 1947 mais nos dirigeants apparaissent toujours aussi sérieux… Le mensonge est partout : de la crise financière contre laquelle tous les gouvernements assurent lutter sans jamais toucher aux règles de la finance internationale, du mariage homosexuel qui se répand et pour lequel on nous certifie, comme pour le PACS, que ça n’ira pas plus loin,  jusqu’à la pétition au CESE jugée irrecevable (surtout par Matignon).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après tout cela, et j’en passe, pas de quoi jouer les surpris en trouvant du cheval dans des lasagnes au bœuf.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il faut dire qu’on en a laissé passer des mensonges sans rien dire, tous ces petits riens insidieux qui nous préparaient au règne de la théorie du Genre. Je pense par exemple à cette idée que nous avons tous une part féminine et une part masculine en nous.  Comme si un homme ne pouvait pas avoir une sensibilité virile. Ou une femme une force toute féminine pourtant. L’infernal, car mensonger, mélange des genres a commencé avec des arguments de ce type.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le même style, on nous accuse, nous, cathos ou tout le moins attachés au principe de la vie, d’avoir créé de toutes pièces le traumatisme de l’avortement. Eh bien moi j’accuse tous les lobbys pro PMA/GPA/clonage etc… d’avoir créé de toute pièce le traumatisme de l’enfant non-désiré pour mieux mettre en place leurs délires désincarnés ; Ils ont accusé les siècles où acte d’amour et procréation étaient totalement liés, je les accuse de les avoir totalement dissociés. Mille lois contraires votées à l’unanimité n’y suffiraient pas : de l’amour jaillit la vie. Libre à eux de s’exténuer à faire en sorte que non. De toute façon, tôt ou tard la vie reprend ses droits. Je leur laisse sans regret leur vaine lutte puérile à refuser de prendre la vie comme elle vient, tel un enfant qui sans cesse reconstruit son château de sable, naïvement enfermé dans sa certitude de vaincre la marée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nos dirigeants sont trop sérieux. Et nous, nous sommes déphasés, abrutis de divertissements télévisés et de loisirs, incapables de nous trouver un vrai chef. Quelle ironie, après Coluche candidat en 87, après le clown élu maire de Reykjavik en 2010, voilà l’amuseur Beppe Grillo qui bouscule l’élection législative italienne… On est devenus un peu neuneus en fait. Dans le classement (douteux) des personnalités préférées des Français, 19 sont issues du showbiz. Ils nous font rire ou chanter, on les kiffe, les voilà nos nouveaux maîtres à penser, nos modèles, que l’on porte stupidement au pouvoir. C’est un peu la faute aux hommes politiques en place me direz-vous à juste titre. Mais il est quand même étonnant qu’une société soit aussi peu capable de faire émerger de véritables chefs animés du sens du bien commun, au point qu’on élise des clowns. Et il me semble que nous sommes nombreux à nous interroger sur notre prochain vote. Jouerons-nous l’ironie comique ou l’entêtement à croire que ceux qui sont déjà là depuis toujours auront changé ? Entre la peste et le choléra, il doit y avoir une troisième voie…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On lit ici et là que c’est quand même formidable ce qui se passe en France, qu’il y a un réveil catho, qu’enfin la voix de l’Eglise se fait entendre et qu’enfin elle se défend. Certes. Cela dit l’Eglise n’est pas là pour se défendre mais pour se répandre. Elle n’est pas là pour être une nouvelle force d’opposition toute politique, mais pour être une force de proposition toute spirituelle. Sans aucun doute, si nous mettions autant d’entrain à signer des pétitions qu’à simplement dire qu’on est catho au boulot par exemple, nous n’aurions pas besoin du CESE pour avancer et nous participerions mystérieusement au terreau social dans lequel poussent les vrais chefs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A l’heure où l’Eglise n’en a plus et dans l’attente joyeuse et confiante d’un nouveau, la mission simple et quotidienne couplée à la prière sont sans doute les meilleurs paravents contre le souffle de l’esprit du monde que nous pouvons offrir au Conclave.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>source: <em>Observatoire socio-politique de Fréjus-Toulon</em></p>
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		<title>Podcast II: renonciation de Benoît XVI &#8211; Père Cédric Burgun</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 21:07:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UAR</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Religion]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;émission droit de regard enquête sur la renonciation du pape Benoît XVI avec le Père Cédric Burgun. émission droit de regard &#8211; Père Cédric Burgun 1/2 émission droit de regard &#8211; Père Cédric Burgun 2/2]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;émission droit de regard enquête sur la renonciation du pape Benoît XVI avec le Père Cédric Burgun. </p>
<p>émission droit de regard &#8211; Père Cédric Burgun 1/2<br />
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<p>émission droit de regard &#8211; Père Cédric Burgun 2/2<br />
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		<title>Podcast III: renonciation de Benoît XVI &#8211; Christine Pedotti</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 22:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UAR</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Droit de regard, l’émission qui éclaire l’actualité. renonciation de Benoît XVI &#8211; Christine Pedotti 1/2 renonciation de Benoît XVI &#8211; Christine Pedotti 2/2]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Droit de regard, l’émission qui éclaire l’actualité.</p>
<p>renonciation de Benoît XVI &#8211; Christine Pedotti 1/2</p>
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<p>renonciation de Benoît XVI &#8211; Christine Pedotti 2/2</p>
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		<title>Podcast I: renonciation de Benoît XVI &#8211; Abbé de Tanoüarn</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 21:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UAR</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Conclave]]></category>
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		<description><![CDATA[Droit de regard, l’émission qui éclaire l’actualité. Le pape a provoqué la surprise dans le monde entier en renonçant à sa charge : pourquoi un tel choix ? Comment l’interpréter ? Faut-il craindre pour l’Eglise ? Rencontre avec l&#8217;Abbé Guillaume de Tanoüarn. renonciation de Benoît XVI &#8211; Abbé de Tanoüarn 1/2 renonciation de Benoît XVI [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Droit de regard, l’émission qui éclaire l’actualité. Le pape a provoqué la surprise dans le monde entier en renonçant à sa charge : pourquoi un tel choix ? Comment l’interpréter ? Faut-il craindre pour l’Eglise ? Rencontre avec l&rsquo;Abbé Guillaume de Tanoüarn.</p>
<p>renonciation de Benoît XVI &#8211; Abbé de Tanoüarn 1/2</p>
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<p>renonciation de Benoît XVI &#8211; Abbé de Tanoüarn 2/2</p>
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