Date de publication : 16.01.11 Imprimer
Haïti, un an après le drame

Haïti, un an après le drame

Haïti, un an après le drame

Osera-t-on parler de « l’anniversaire » de la catastrophe du 12 janvier dernier ?

Il y a un an de cela, le monde entier s’émouvait du séisme qui dévastait Haïti. Une mobilisation internationale impressionnante se mettait immédiatement en place. De nombreuses associations venaient aider les haïtiens, apportant leur professionnalisme ainsi qu’une aide matérielle. Des collectes de dons considérables ont permis aux projets de reconstruction du pays de se mettre en place et à Haïti d’envisager un avenir nouveau.

Comme en écho à « l’appel à la gratuité » lancé par Benoît XVI six mois plus tôt dans Caritas in Veritate, le monde s’unissait autour d’une cause : aider les haïtiens à sortir au plus vite de cet état d’urgence et de misère dans lequel ils venaient d’être précipités.

Six nouveaux volontaires Fidesco

De son côté, l’ONG catholique Fidesco envoyait un expert, consultant bénévole pour définir des projets de reconstruction pérennes.

En dévastant Port-au-Prince, le séisme a laissé de nombreux enfants sans école. Fidesco a alors choisi de participer en priorité à la reconstruction du grand complexe scolaire Sainte-Rosalie. Ainsi, Benjamin et Sibylle, jeune couple de français partis en novembre 2010 comme volontaires Fidesco, ont pour mission de suivre et gérer des chantiers de reconstruction.

Afin de permettre à un pays de se développer durablement, il est essentiel de donner à la jeune génération la possibilité d’accéder à l’éducation. Thibault et Anne-Cécile, partis en septembre 2010, se sont alors vus confiés des postes de professeurs. Le but est de pouvoir rendre au plus tôt au peuple Haïtien toute son autonomie, car « Le développement humain intégral suppose la liberté responsable de la personne et des peuples » (Benoît XVI – Caritas in Veritate).

Fidesco a pu également constater que la plupart de ces personnes, victimes du tremblement de terre, présentent inévitablement divers traumatismes. La seconde priorité fut donc d’offrir une écoute sérieuse et attentive à ceux qui en avaient le plus besoin. Ainsi, en septembre dernier, Donatienne et Marine, jeunes psychologues et volontaires Fidesco, partaient en mission à Haïti, pour mettre leurs compétences au service des plus démunis. Donatienne est maintenant psychologue référente à l’hôpital Saint-François de Sales de Port-au-Prince et reçoit en entretien de nombreux patients de tous âges. De son côté, Marine s’occupe d’enfants et les aide à retrouver un certain équilibre, notamment en formant leurs professeurs à la relation éducative.

Une Foi qui maintient debout

Ces six jeunes européens sont partis en mission pour se mettre au service des plus pauvres. Voulant témoigner de leur Foi, ils ont choisis de donner gratuitement une ou deux années de leur vie. Mais en retour, ce sont eux, volontaires Fidesco, qui se disent frappés par l’espoir qui anime les haïtiens : « Ils ont une Foi et une force qui les maintiennent debout». Leur générosité et leur grand sens de l’accueil troublent ceux qui viennent les secourir.

Dans un pays où autant de difficultés et de misère s’observent au quotidien, le sourire du peuple haïtien est une belle leçon d’humanité pour tous ceux qui le rencontrent. Chaque jour, les haïtiens se tournent vers leur Sainte Patronne, Notre-Dame du Perpétuel Secours et lui disent encore leur confiance « Si bon dye vle ! », à la Grâce de Dieu. Ils savent profiter à chaque instant, chaque minute et chaque seconde du jour présent. Comme ils le disent si bien : « Un jour passé est un jour offert en cadeau par Dieu ».

A travers cette rencontre, ce témoignage mutuel, la Charité vient s’affirmer comme « la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l’humanité tout entière » (Benoît XVI – Caritas in Veritate).